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La quête du désert

Page 16a mise à jour le 25 août 2016

Guy DENOEL

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Les Poissons du Sahara - page 16a

 

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La région de Tan Tan (suite)

Msied, El Ouatia et la route d'Akhfenir

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(et sur les liens bleus qui vous conduiront à d'autres photos)

 

Msied

Tan Tan et sa foule bariolée
Ce matin, nous quittons Tan Tan et sa foule bariolée pour découvrir la région de Msied, un village perdu au bout d'une route asphaltée que nous venons de découvrir, route qui se termine en cul de sac au pied du djebel Bani. Tan Tan (ou El Ouatia de préférence pour ses hôtels plus confortables) est bien situé car dans la région de Msied aucun logement n'est possible.

La route de Msied
Jusque Msied, la distance sera d'environ 70 kilomètres. La route a été récemment asphaltée, elle est fort roulante et assez agréable. Ce matin pourtant de gros nuages noirs roulent sur l'horizon. Nous craignons un orage et la pluie pourrait hypothéquer notre retour à Tan Tan à la faveur d'un oued en crue. La chaîne de montagne qui se profile au lointain est d'un aspect sinistre.

Tombes de nomades Nous profitons du trajet pour inspecter le long du chemin les endroits qui nous semblent favorables à l'installation d'habitats préhistoriques: surtout des monuments funéraires, de lieux de culte et bien sûr de gravures. A part des tombes récentes telles que celles sur la photo de droite, nous ne découvrirons rien de particulier. Nous notons cependant la particularité d'un vase de terre brisé sur une tombe. Symbole que nous retrouverons à plusieurs reprises au Sahara occidental.
Deux ou trois pistes partent vers le Nord en direction de villages introuvables sur les cartes: Ouinmadkour, Tarmest, Boumogay, Tafraout. D'évidence aux traces que nous découvrons, le Paris-Dakar est passé dans le coin. Une piste a été récemment asphaltée nous l'explorerons une autre fois.

Le village de Msied sous le djebel Bani Entre Tan Tan et Msied, nous traversons un seul village. Coïncé dans un étroit défilé traversé par un oued, Tlensen nous parait un lieu idéal pour recéler les vestiges néo et paléolithiques que nous recherchons. Cependant notre arrivée déclenche une telle agitation de la part des enfants et des adultes courant vers notre voiture que je juge bon d'accéler et de prendre de la distance par rapport au village. Pour le retour, je ferai d'ailleurs de même, optant pour la traversée de Tlensen par surprise et à vive allure. Dommage que les parois repérées ne puissent être atteintes sans être aperçu des villageois.
Les flancs abrupts des montagnes arides furent très récemment plantés de cactus Opuntia ficus-indica, des figuiers de barbarie, manifestement dans un but d'exploitation. Hélas, eux non plus ne semblent aprécier la région et beaucoup sont déjà exangues.

Mosquée e Msied Après avoir passé plusieurs hauts cols et longé ce qui semble être un lac temporaire, nous arrivons enfin en vue du village de Msied. La mosquée peinte en blanc immaculé tranche avec l'aspect du village tout en gourbis rudimentaires. Notre arrivée ne provoque aucun émoi tel qu'au précédent village et nous voyons très peu de monde. Un homme nous explique que la route s'arrête ici et que la Toyota Yaris ne pourra survivre à la piste qui débute. Nous croyons savoir que cette région recèle des gravures pariétales. Hélas, elles sont probablement trop loin et l'expérience nous a appris qu'une gravure pariétale connue = gravure pariétale disparue. De toute façon ce qui nous intéresse Solange et moi, est bien moins de contempler ces chefs d'oeuvre préhistoriques que de les dénicher. Nous rebroussons chemin... peut-être reviendrons nous une autre fois ?

La massif montagneux de Msied
Nous profiterons de l'heure de midi et de la richesse en acacias à proximité de Msied pour pique-niquer à l'ombre d'un arbuste. Au menu, comme d'habitude, pain, fromages vache-qui-rit et banane. Des troupeaux de chameaux paissent un peu plus loin tandis qu'une chevrière emmène son noir cheptel brouter. Au loin nous voyons le village surplombé par le djebel Bani sur le flanc duquel les militaires ont assemblé des cailloux blanc pour inscrire la devise classique: "Dieu, la Patrie, le Roi".

Une piste s'enfonce vers le Sud
Une piste s'enfonce vers le Sud. Faute de carte, impossible de connaître sa destination. Va-t-elle rejoindre la route de Smara près d'Abteh ou l'un de ces vieux retranchements militaires que nous devinons autour de nous ? Beaucoup plus probablement une ferme perdue dans le bled ou alors s'évanouit-elle dans le désert ?

Large couloir venteux
La plaine qui s'étale au pied de Msied est un large couloir venteux coincé entre deux longues barres montagneuses. Les cailloux au sol, montrent qu'un grand fleuve creusa ce couloir des centaines de milliers, voire des millions d'années auparavant. N'y passe plus guère qu'un vent puissant comme en témoignent les acacias tous couchés dans le même sens.

Nids d'insectes
De nombreux arbrisseaux sont couverts d'argile rouge modelée en tubes. Il s'agit de nids d'insectes mais nous ne pouvons qu'en supputer l'espèce: Guêpes, termites, abeilles, fourmis ? Ici une "Zila macroptera", un arbrisseau poussant en boule au ras du sol. Par grand vent, on en voit souvent roulant comme d'énormes balles en plein désert. Hérissée d'affreuses épines entre-croisées et fraiches, elles semblent être un régal pour les chameaux qui s'en délectent du bout des lèvres. (A moins qu'il ne s'agisse de masochisme camélidé - sales bêtes!).

Brachiopodes du dévonien
A 8 km de Msied, la route quitte la plaine pour traverser la barre rocheuse. Nous aperçevons des murs là haut dans la montagne. Ils sont tout à fait semblables aux villages préhistoriques que nous avons découverts dans la région de Zag et dans l'oued Tamanart. L'ascension est toutefois assez raide et nous avançons avec prudence. Les rochers sont incrustés de nombreux fossiles, tubes de vers, brachiopodes, coquillages témoignant de leur formation dans un fond marin datant du dévonien supérieur, soit du carbonifère.

Ouvrages défensifs Les murailles préhistoriques se révèlent n'être en fait u'une petite partie d'un ouvrage défensif chargé de contrôler la route traversant la barre rocheuse une centaine de mètres plus bas. Nous découvrons des tranchées, des socles pour canons, de nombreux logements en murs secs et surtout une grande quantité de chargeurs, douilles de fusils de guerre et de mitrailleuses dispersés sur toute la surface du retranchement. Manifestement de violents combats ont eu lieu ici. Au loin, dans la plaine qui s'étend vers Msied bien en dessous de nous, nous devinons d'autres ouvrages militaires. De quand datent ces événements ? Nous n'en saurons pas plus et nous nous empresserons de quitter les lieux illico.
Ironiquement, c'est au pied de la colline où se sont déroulées ces batailles modernes que nous découvrirons 2 beaux bifaces bien paléolithiques ceux là.

Enclos anachronique Sur le chemin du retour, après Tlensen où nous profitons de la torpeur postméridienne pour traverser par surprise et à plein gaz, nous décidons d'explorer la nouvelle piste asphaltée qui s'enfonce vers le Nord. En fait, nous avions déjà fait une petite incursion préalable dans la région, nous n'avions guére été plus loin que l'embranchement d'une autre piste, de poussière cette fois, dissuadés par la présence d'une troupe de molosses marquant fermement leur opposition à notre passage. Cette fois, les molosses sont encore là bavant et hurlant mais c'est pied enfoncé sur l'accélérateur que je les aborde maintenant en espérant que les profondes ornières de boue durcie n'immobiliseront pas la voiture nous laisant alors dans une position peu enviable par rapport aux toutous enragés. Une vingtaine de kilomètres plus loin notre avancée s'achève par 3 cailloux plantés dans un oued marquant ainsi la fin de la route. Nous aurons beau essayer de prolonger à pied, un chemin hypothétique pour quitter ce nulle part: en vain. La seule structure bâtie que nous apercevrons de tout le trajet sera ce quadrilatère en bons murs épais et joliment empilés dont l'usage nous restera inconnu.

La Yaris au loin sur la piste
 
A chaque endroit nous semblant potentiellement intéressant nous explorerons les alentours immédiats de la piste mais en vain.

Hachereau et fleurs
  A part tombes récentes et un mur traversant vallées et montagnes presque à la verticale, nous ne découvrirons pas de structures organisées telles que ruine de village ou trace d'habitat. Pourtant, nous découvrirons quelques éclats de silex taillés et surtout un grand nombre de hachereaux et bifaces datant eux d'un passé très éloigné, sans doute des dizaines, voire des centaines de milliers d'années.
Ici à droite un hachereau gisant à côté de mignonnes fleurs blanches dont je n'ai pu trouver le nom.

Biface
J'examine un de ces gros bifaces avant de le redéposer à l'endroit exact où il gisait.
 
L'orage s'abat en regagnant Tan Tan.

El Ouatia également nommé Tan Tan plage

La route pour El Ouatia La route pour El Ouatia commence à peu près ici. A peu près car par pure superstitution j'ai hésité à me rendre à nouveau à l'endroit précis:
Quelques années auparavant j'étais revenu une fois encore à Tan Tan. Les guides de voyage de l'époque mettaient en garde les voyageurs contre un redoutable signal "Stop" à l'entrée de la ville auquel nul jusqu'ici n'avait survécu sans une amende en bonne et due forme. Par curiosité, rassuré par ma bonne connaissance des lieux, je m'étais mis en chasse de cette curiosité "touristique". Rien à l'entrée Nord malgré plusieurs passages attirant la curiosité des policiers du poste de contrôle. Direction sortie Sud puisque selon ma logique une sortie n'est en fait qu'une entrée.
" Bingo ! ", dans un rond point qui n'en était pas un, alors que je roulais au pas, ce cri jaillit de la foule d'étudiants massés autour d'un signal routier près de l'arrêt bus, masquant totalement le panneau. Dans mon rétroviseur je le découvris trop tard alors que 50m devant un agent de police avançait calmement bras levé.
700 dihrams soit 65 euros (200 euros le salaire moyen d'un travailleur !) J'ai gardé mon joli brevet rose dûment rempli et signé dans mon tiroir à souvenirs. Lors de nos derniers passages à Tan Tan, le Stop en question avait disparu remplacé par un vulgaire triangle renversé: Tantan a perdu son humour !

Avenues d'El Ouatia Tan Tan - El Ouatia, +/- 25 km d'une étonnante grand route à 4 bandes en plein désert, encadrée par des réverbères élégants et soigneusement surveillée par d'implacables gendarmes à radars étonnamment camouflés. Ne vous étonnez donc pas si en quelque portion de la route passant subitement de 90 à 70 km/h voire à 50, après avoir pris mes avertissements pour peau de chagrin, vous vous retrouvez porte-feuille en main à faire la file devant une jeep.
Il parait que le Maroc voulait faire d'El ouatia une station balnéaire de standing. Résultat mitigé comme nous le verrons plus loin. Un des gros problèmes est évidemment le manque d'eau, ingrédient fortement consommé dans ce type d'activités. Mais la ville avance comme nous avons pu le constater depuis 11 ans.
A droite une des nombreuses nouvelles avenues d'El Ouatia (Tan Tan Plage).

Hôtel Dubaï L'hôtel Dubaï est un des six ou sept établissements acceptables où loger. Nous vous mettons en garde contre l'humidité que nous avons hélas pu apprécier dans les superbes hôtels donnant sur la digue et la plage. Chaleur et eau sont d'étonnants éléments favorables pour former de la vapeur quand ils sont conjugués. Essayez avec une bouilloire sur la cuisinière allumée dans une pièce bien close: vous verrez !
Bien que beaucoup moins classes, voire confortables, les établissements à l'intérieur de la ville ou éloignés de la mer de plusieurs centaines de mètres sont bien moins impactés par l'humidité préalablement emportée par le vent.
Un regret à El Ouatia: en dehors des périodes touristiques (ces dernières années on ne les distingue plus vraiment) les restos des hôtels sont fermés en soirée. Si vous avez la dalle et que vous êtes du genre téméraire, vous pouvez vous risquer dans un des boui-bouis du centre ville près de la mosquée et manger poisson, poulet ou viande. Nous on n'a pas osé depuis une très méchante intoxication alimentaire à Akka nous avons perdu l'enthousiasme. Nous avons donc jugé moins risqué de nous installer sur un siège crado à une table bancale sur le trottoir d'un vendeur de soupe (bien moins dangereuse à notre avis) et nous caler l'estomac d'une harira accompagnée d'un pain, d'olives, de rondelles d'oignon cru et d'un oeuf dur. L'environnement n'était emballant mais surprise: c'était excellent et le prix n'y changeait rien : 5 dihram (45 cents d'euro) par personne !

Spectacle de clowns
Mais que faire à Tan Tan à part sortir dans les "nombreuses boîtes de nuit pour danser et prendre un verre" ?
Mais non, je blague évidemment. Je doute qu'à moins d'être un familier ultra connu, vous y trouviez le moindre verre de whisky ou de bière. Arpenter la digue et la plage sera votre plus grande occupation à moins que vous ne préfériez un spectacle de clowns comme ici sur la photo.

Promenade sur la digue
Les 2 ou 3 terrasses de la digue ou encore la chaise déglinguée d'une terrasse du quartier populaire en centre ville ne sont pas mal non plus si vous êtes du genre contemplatif. Vous pourrez siroter thés, sodas, cafés chauds ou froids (excellents) en regardant s'animer le monde des locaux et des touristes. Ces deux femmes par exemple ! Loin de l'horrible abaya, burqa et autres hijab de chez nous, les sahariennes ont généralement des habits chatoyants qui sont un plaisir des yeux, même occidentaux.

Plage de El Ouatia
La plage d'El Ouatia est fort propre et agréable. Elle n'est pas surchargée et il n'est pas rare d'y voir de jeunes couples main dans la main. Le thé en famille assis dans le sable autour de la bouilloire qui chauffe n'est pas exceptionnel et il nous est arrivé plus d'une fois qu'on nous y invite. Les marocains sont très accueillants envers l'étranger.

Camping sympa
 
Le style des estivants n'est pas du tout hippie ni beur et le camping sur la plage fort inhabituel. Nous apprécions cependant la seule tente qu'il nous a été donné de voir ici, pour son élégance toute particulière et d'un goût bien saharien.

Jeune pêcheur
 
Le jour baisse et le petit pêcheur qui s'activait depuis cet après-midi sur le rivage court rejoindre sa maison.

Dernier match avant la nuit
 
La nuit tombe tôt et très vite à ces latitudes. Profitant de la fraîcheur du soir les jeunes hommes de Tan Tan jouent quelques passes de football sur la plage tandis que le soleil se couche.

La route vers Akhfenir

Froid matinal
 
Au lever du soleil, la situation est tout autre et ce n'est pas parce qu'on est au Sahara que la chaleur est toujours au rendez-vous.

L'envers du décor
 
En quittant Tan Tan plage pour la route d'Akhfenir nous nous arrêtons pour re-découvrir la plage côté port. C'est alors toute une facette de la vie locale que nous observons. L'accès au port est strictement règlementé mais le rivage est jonché de gourbis où on a peine à admettre qu'il s'agit là d'habitations.

Misère
 
Nous en avons mal au coeur malgré que nous avons pu observer une étonnante évolution du Maroc depuis une dizaine d'années. Espérons que ces misérables conditions de vie ne seront d'ici peu que de lointains souvenirs.

L'homme et son âne
Un homme s'affaire et s'éloigne après avoir attelé la charette à l'âne.
Etrangement, c'est ici dans cet environnement hétéroclite qu'en 2005 j'ai trouvé la troisième météorite de ma vie.
Nous quittons El Ouatia. Après le grand rond point de la route de Tan tan, nous obliquons vers la centrale électrique et après avoir laissé à droite le port et l'usine de sardines nous faisons route vers Akhfenir.

Camion renversé Ce tronçon de route pourrait faire partie de l'émission télé "les routes de l'impossible". C'est à mon avis un des plus dangereux de ce côté du royaume chérifien depuis quelques années. Avec le développement important de la région de Dakhla, à 800 km d'ici, les grands camions frigorifiques déferlent par centaines chaque jour. 2000 km de volant de Tanger à Dakhla pour transporter poisson, fruits, légumes, meubles, outils etc... Ce rythme épuisant à pleine vitesse amène régulièrement l'un ou l'autre à oublier une courbe ou à déplacer une roue sur un bas côté qui n'existe pas de part et d'autre de l'étroite route. A chaque passage nous découvrons un spectacle tel que celui de la photo à droite. Nous avons ainsi pu slalomer entre des caisses de sardine, une dizaine de tonnes d'oranges étalées sur l'asphalte ou des cartons de tomates...

Pêcheurs du dimanche près de Tan Tan
Aujourd'hui nous sommes dimanche (ce qui ne change strictement rien au trafic des camions ni à celui des grands taxis) et le grand plaisir des marocains en congé est la pêche en mer. C'est donc un devoir de solidarité que j'accomplis: aller les retrouver pour quelques instants de bavardage. Un pêcheur reste un pêcheur quelque soit sa nationalité point à la ligne !

Flaque d'eau de mer
Je profite de l'accès à la mer non loin de El Ouatia pour inspecter les trous d'eau sur le rivage. Ils regorgent de vie et j'identifie, cerises de mer, algues vertes, anémones, crevettes, gobies, petits crabes, moules, patelles, bernards l'ermite et j'en passe...
J'y reviendrai.

Le port et El Ouatia
Dernier regard sur le port et El Ouatia à l'horizon alors que les falaises commencent à s'élever sur la route d'Akhfenir. Hormi l'oued Chbika et l'une ou l'autre faille périlleuse dans la falaise il ne sera plus possible d'atteindre la mer.

Oued Chbika Les falaises s'adoucissent et la route plonge dans l'oued Chbika. Nous passons au milieu des travaux d'un projet de station balnéaire en rade depuis quelques années. (Initié par des égyptiens avant leur "printemps" et après avoir -d'après des locaux- rasé bien des monuments préhistoriques particulièrement nombreux le long de l'oued Chbika, le projet semble avoir du plomb dans l'aile.
Avant de traverser le pont sur l'oued, on peut voir du côté de l'océan de grandes barkhanes.

Lagune de l'oued Chbika et flamants roses
 
L'embouchure de l'oued Chbika recèle une lagune cernée par ces ondulations de dunes modelées par le vent. Comme l'oued Draa, c'est évidemment un paradis pour les oiseaux migrateurs et particulièrement ici les flamants roses dont ici, sur la photo à droite, un petit groupe patrouille dans l'eau peu profonde.

Flamants roses
Les bestioles n'apprécient vraiment pas la caméra et surveillent le photographe en s'éloignant au fur et à mesure de son avance.
Et zut sales bêtes! D'ailleurs c'est des flamants roses pas si roses que ça. Ils doivent être en carence de crevettes.

Il y a du poisson
 
Profitant de l'absence de Solange qui s'active près des flamants roses je vérifie la présence de poissons. Ils sont là, d'ailleurs des filets de pêche tendus à travers le courant de marée en témoignent également.

Envol de flamant rose
 
Bingo ! Solange a effrayé le groupe de flamants roses et l'un d'eux me survole. Effectivement le dessous de ses ailes est bien rose, mais un rose plutôt rougeâtre et les ailes ne sont pas bien lavées... Flamants roses de mauvaise qualité ?

Chameaux et pêcheur
 
La plaine surplombant la mer, des chameaux, un pêcheur... pas de doute nous approchons d'Akhfenir.

 

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