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La quête du désert

Page 16 mise à jour 21 août 2016

Guy DENOEL

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Les Poissons du Sahara - page 16

 

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La Seguia al Hamra et le Rio del Oro

Mieux connus en Europe sous le nom du Sahara Espagnol

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Tan Tan et ses régions accessibles.

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Porte de Tan Tan
Sur la route du Grand Sud, je passerai sous silence la ville de Guelmim, ancien marché aux chameaux, sans charme particulier mais à l'urbanisation galopante. Je ne parlerai pas non plus de la mythique plage blanche trop touristique à mon goût. Celle-ci fut le célèbre repère aérien des pilotes de la postale dont le plus connu est sans conteste Antoine de Saint Exupéry. Cette fois, nous franchirons directement 400 km de plaines et montagnes désertiques pour poser nos sacs à Tan-Tan dans le sable foulé par le Petit Prince (Figure de style car je vous assure, l'hôtel est bien plus indiqué que la belle étoile).

La côte

epave C'est sans doute ici en 2005, non loin de Tan-Tan et sur les falaises montrées par cette photo que je pris conscience de l'indifférence brutale du désert.

Et des plaines, où se battent les roux soleils
Avec les vents, les soirs, la foudre et le tonnerre
Et des gorges et des volcans et des suaires,
Infiniment, au loin, sur des sables vermeils ;
Et des îles, ainsi que de grands piédestaux,
Parmi des lacs d'argent, d'onyx et de turquoises,
Là-bas - et des frissons marins et des angoisses
Et, tout à coup, la mer, comme un choc de marteaux.

Falaises près de Tan Tan
Cette fois encore, c'est le poignant poème de Verhaeren "Les voyageurs" qui me vient à l'esprit en contemplant les hautes falaises déchiquetées assaillies par l'océan montant à l'assaut du désert. L'Atlantique et le Sahara, l'eau et le minéral, s'affrontent ici en un combat de géants.

Tan Tan

Tan Tan A une vingtaine de kilomètres de la côte et à l'intérieur des terres, Tan Tan est une petite ville administrative sans grand charme et un peu sauvage. Je ne m'y sens pas trop à l'aise (et Solange encore moins) bien que certains habitants, jeunes généralement, nous aient manifesté une certaine sympathie. Une jeune réceptionniste de l'hôtel sommaire qui nous avait hébergé me répondit à la question sur l'intéret de la région: "Ici il n'y a que des serpents". Si cette affirmation me semble un peu exagérée, je puis témoigner de la présence de ce genre de volatiles pour avoir rencontré sur la route et dans les broussailles 2 fort beaux spécimens de cobras (pas de photos, désolé, j'ai filé sans demander mon reste). J'ajoute que ces petits chéris avaient été chassés de leurs trous par de violentes pluies qui les y noyaient. Par ailleurs, évitez de farfouiller à main nue dans le premier trou venu et sous n'importe quelle pierre ou encore d'avancer à pas feutrés tels des sioux dans la broussaille.
Quelques hôtels, bons pour un dépannage sur la route de la Mauritanie ou de Dakhla, mais pas particulièrement indiqués pour une nuit de noce. C'est pourtant de là que vous pourrez faire quelques expéditions très intéressantes. Je vous conseille néanmoins de rouler 25 km de plus et de loger à El Ouatia aussi nommée "Tan Tan plage" dont nous parlerons page suivante.

L'estuaire de l'oued Draa

Embouchure de l'oued Draa Né à près de 4000 mètres d'altitude des neiges du Haut Atlas à 1.100 km plus au Nord, après avoir enchanté les palmeraies de Ouerzazate et de Zagora, l'oued Draa s'est perdu dans les sables de Mhamid. Serpentant silencieusement pendant 650 kilomètres dans les profondeurs du désert, le vieux fleuve refait surface ici près de Tan Tan et dans un enchantement d'oiseaux serpente dans sa lagune pour embrasser enfin l'océan.
Depuis peu, le chemin s'est asphalté et c'est sans problème que vous pourrez atteindre ce confin de mer et de rocs aux brumes erratiques et froides sous un chaud soleil. Les eaux scintillent de bancs de poissons argentés. Des milliers d'oiseaux migrateurs piaillent. L'accès à l'eau n'est pas facile, vases et sables mouvants sont au rendez-vous. Pourtant c'est un endroit magique. Dans les broussailles regardez où vous mettez les pieds: Gare aux cobras !

Cabane de pêcheurs
Une cabane de pêcheurs, faite de bric et de broc, à l'abri des hautes lames de l'Atlantique qui montent à l'assaut de la falaise. Manifestement, la pêche du bord ici est à la ligne comme en témoignent les longues cannes à surfcasting appuyées contre l'abri. Pas la moindre présence humaine visible dans les environs. Juste avant le rivage enveloppé par les brumes, les vagues balaient de longs bancs rocheux avant de lécher un sable dont le vent vous picote les yeux.

Rêves de pêcheur


Je me prends à envier ces hommes malgré la rudesse des lieux. Occultant la pénibilité de leur existence, je me vois debout sur un brisant accroché à une canne ployant sous la défense d'une courbine de 30 kilos. Je rêve déjà d'un combat avec un bar moucheté, un tarpon, un barracuda...
 
Sûr, je reviendrai!

Oiseau
 
Les estuaires sont généralement des paradis pour les oiseaux migrateurs. Avant de quitter le delta de l'oued Draa, nous prenons au vol la photo de l'un d'eux.

Smara la Cité Interdite

La route de Smara Mais Tan Tan, c'est aussi la route, 185 km de désert menant à Smara l'ancienne Cité Interdite. Construite en plein milieu des sables fin du 19ème siècle par un cheihk-marabout-chef de guerre nomade opposé à l'occident, la mythique cité de Smara était interdite aux chrétiens sous peine de mort. En 1930 l'écrivain français (jamais publié) et aventurier (surtout un inconscient) Michel Vieuchange à l'âge de 28 ans, déguisé en femme, se met à la recherche de la cité légendaire sans même connaitre sa position géographique. Il sera le premier européen à l'atteindre mais n'y restera que 3 heures (Pas beaucoup plus que moi) et en mourra de dysenterie à son retour à Agadir.
Smara est maintenant une zone militaire peu prisée par d'autres curieux que votre serviteur principalement attiré par l'appelation "cité interdite" et l'adjectif "mythique".
Bah ! L'intérêt du désert comme dans bien d'autres choses d'ailleurs, ce n'est pas le port mais bien le voyage.
En attendant, il nous faudra voyager en aller-retour la même journée car loger à Smara s'annonce probèmatique. Les rares hotels que nous sommes susceptibles d'y trouver n'offrent aucune réservation possible sur internet où leur mention est au plus confidentielle. Les rares indications offrent une vision assez cauchemardesque pour nous.

Etranges ruines près d'Abteh En prévision des 400 kilomètres allez-retour du jour, lever matinal. Nous empruntons la large avenue qui quitte Tan Tan vers le Sud et se poursuit en plein désert jusqu'au terrain d'aviation. Nombreux coups de phares, nous avons l'habitude du coin et je surveille de près le compteur de vitesse de la voiture. Le radar portable cette fois est installé juste avant la bifurcation quittant la route de Layoune. La récolte comme d'habitude est bonne, 3 ou 4 voitures arrêtées sur le bord de la route et les conducteurs résignés qui font la file devant la jeep tandis que le deuxième gendarme veille au dessus de son trépied l'oeil rivé à l'oculaire.
La route de Smara est agréable et très roulante pourvu qu'on se méfie du bas-côté inexistant et des traversées de sable. 100 km/h est même la vitesse accordée sur une grande partie du parcours. Après 70 km, nous apercevons la première trace de vie humaine, la vingtaine d'habitations du village d'Abteh et un chat assis au bord du chemin. Après le contrôle des militaires et l'échange de salutations tandis que les photocopies de nos passeports et infos de destination sont contrôlées en échangeant des avis sur la composition de l'équipe du FC Standart de Liège, nous continuons sur une quinzaine de kilomètres jusqu'à ces étranges habitations en forme de pains de sucre qui pullulent sur une crête.

Lieu de découverte de 2 météorites ferreuses Ne nous demandez surtout pas leur origine ni ce qu'il en est. Nous n'en savons pas plus que vous. Même les chèvres qui broutaient quelques sacs plastiques accrochés à un arbrisseau mort n'ont pu nous répondre. Construites de terre battue, en ces lieux battus par les vents de sable et ravagés par les rares pluies diluviennes, elles ne semblent pas avoir plus de quelques dizaines d'années.
Mais mon voyage sur cette route n'avait pas que Smara comme but. Il y a 7 ans Solange et moi avions traîné nos sandales dans le coin et mon intérêt pour la géologie m'avait amené à découvrir 2 fragments d'une météorite ferreuse formellement objectivés dès mon retour au pays.
Mon puissant instinct primitif de chasseur m'avait donc fait secrètement espérer un nouvel eldorado où m'attendait une moisson incalculable de pépites cosmiques.
Las, coup du sort ! Alors que 185 km de désert absolu s'étendaient de Tan Tan à Smara (370 kilomètres si on compte les deux côtés de la chaussée), quelque temps avant notre passage, l'armée avait pris possession des lieux (juste et seulement de notre champ à métérorites à nous tous seuls !) pour en faire un campement provisoire. Ils avaient soigneusement raclé, applani au bulldozer la minuscule zone qui durant 7 années avait fait palpiter mon coeur. Il ne restait seulement dans le sable que quelques tombes d'un cimetière oublié qu'ils avaient pour l'occasion un peu désenfouis ainsi qu'un rêve évaporé.
Impossible de vous relater les mots qui se bousculaient dans ma tête en partant ce jour là. L'éducation stricte que m'ont inculquée mes parents s'y oppose.

Trou d'eau La route qui depuis Tan Tan serpentait entre les collines s'élève à présent vers un vaste plateau. A quelques très rares endroits, une excavation laisse apparaître la nappe phréatique alors proche de la surface. Quelques coups de pelles ou de bulldozer dans la terre rouge ont suffi pour atteindre celle-ci et l'eau boueuse stagne. Nous restons perplexe à la pensée de nos ONG mobilisant la charité des européens pour aller creuser des puits en Afrique. Qui donc d'entre-nous aurait pu deviner qu'ici l'eau était si proche de la surface ? Ne soyons pas non plus naifs, l'eau est loin d'être présente partout. Même en creusant des puits de 30 mètres de profondeur il faut une sacrée connaissance du désert et de tels puits sont plutôt la norme.

Ossements blanchis
Une multitude de traces de sabots de chèvres et de pieds de chameaux démontre que le lieu est bien fréquenté. Cependant, les ossements blanchis par le soleil à proximité montrent que tous les candidats à la terrasse n'ont pas toujours trouvé le salon de thé approvisionné.

Jeep de nomades La route est rapide, mais gare aux larges courbes qui apparaissent après les longues lignes droites. L'assoupissement nous guette au fur et à mesure que le soleil grimpe dans le ciel. Privé de points de repère pour juger de la vitesse, le pied s'alourdit sur l'accélérateur et on est immanquablement surpris en abordant la courbe.
Très peu de trafic ce qui accroit encore l'inattention aggravée par l'observation du paysage.
Comme ici, les jeeps de nomades roulent gentiment, surchargées jusqu'au toît. Le danger procède des grands taxis et des autocars, seuls moyens de transport dans ces régions où bien peu de gens possèdent un autre véhicule qu'un vélomoteur voire un vélo. Grands taxis et autocars déboulent ventre à terre et comme déjà dit, le seul moyen de sauver votre propre pare-brise des pierres décochées est de vous ranger à temps sur le bas côté.

Chameaux sur la route de Smara
 
 
 
Ca bouchonne un peu aux heures de pointe.

Paysage semé d'euphorbes et d'arbustes rabougris
L'oseille sauvage (pas sûr à 100%) et l'euphorbe canariensis (Les euphorbes ressemblent aux cactus mais ces derniers proviennent des Amériques ) sont les seules plantes qui parsèment ces plateaux. Dans des creux on aperçoit parfois l'un ou l'autre tamaris mais c'est franchement exceptionnel. Comme d'habitude Solange botanise à grand renfort de clichés de fleurs. Quand nous aurons le temps (voeu pieux) il faudra qu'on en fasse un album détaillé.

Camions bariolés et surchargés Camions bariolés aux toits surchargés passent en klaxonnant. Difficile ici d'être en vue de route sans recevoir coup de klaxon et grand signe de main du chauffeur. Ici au moins, les routiers sont encore sympas ! Peints en bleu avec des motifs colorés, ces petits camions typiques que nous rencontrions encore en début de siècle sont en voie de disparition, de plus en plus remplacés par nos grands semi-remorques ternes et anonymes (Petit regret de ma part).
Les premiers mirages apparaissent à l'horizon (sur la droite de l'image) semblable à des étendues d'eau scintillantes. On devine des forêts de hauts arbres au bout de la plaine. Las, l'air chaud nous joue des tours!

Station d'essence au milieu de nulle part
Soudain, en plein milieu de nulle part apparaissent des stations d'essence. Surréaliste ? Non pas vraiment, nous venons de traverser la frontière invisible mais bien administrative qui sépare les provinces du Sud des autres provinces marocaines. Ces provinces du Sud sont contestées par le front Polisario suite au conflit d'autonomie non encore règlé par la communauté internationale. Passé cette frontière, le carburant n'est plus taxé donc, comme tout le monde (appellation quelque peu insolite dans le désert), nous abreuvons notre voiture d'essence à 4 dihrams (35 centimes d'euro) le litre. (A ce tarif, je regrette presque que ma voiture consomme si peu).

Pick-up de nomades
Au passage, je ne peux m'empêcher de photographier ce sympathique transporteur de bidons. C'est à en frapper d'apoplexie nos habituels "experts" en circulation routière qui ont pour habitude de pérorer au journal télé en nous abreuvant jusqu'à la nausée de propos moralisateurs.

Long plateau sableux
Nous progressons à travers une vaste plaine sableuse. Ci et là, des dunes mouvantes apparaissent avant de fondre soudainement. Les rares acacias que nous apercevons ont été ployés par le chergui qui semble souffler très fort durant de longues périodes. Tous sont pliés en deux comme des vieillards perclus d'arthrose. C'en est impressionnant. Des touffes de dures herbacées rongées jusqu'à la racine montrent l'intérêt que les visiteurs de passage, chèvres ou chameaux, montrent à la moindre herbe sèche.

Paysage lunaire
Euphorbes, tamaris, acacias mêmes ont à présent disparu dans ce paysage lunaire. Le sable vole, montant à l'assaut d'improbables buttes laissant l'impression d'un paysage volcanique oublié par le temps. Pourtant ça et là, des bouquets rasés d'herbes dures et déssèchées transpercent le sable. Pas difficile de comprendre la raison tardive de l'établissement d'une ville, Smara, dans la région. Même les nomades habitués aux environnements extrêmes ne l'auraient pas envisagé avant le 19ème siècle quand un vieux marabout radical décida de créer la Cité des sables interdite.

Le camping près de Smara Il devrait rester une vingtaine de kilomètres avant Smara. Au pied d'une butte le sable s'élève et monte à l'assaut d'un vieux fort juché au sommet. Il s'agirait d'après nos informations d'un fort espagnol d'une époque indéterminée mais que nous estimons à moins d'un siècle. Le porche d'entrée est fortement ensablé mais une borne en bord de route indique "camping". S'agirait-il de ce mythique abris pour camping cars dont j'ai vaguement entendu parler sur internet ? Par delà les hauts murs de terre battue on aperçoit dans un coin des traces de verdure.
Mais plus personne ne vient ici, les guides de voyage ont abandonné ces terres du Grand Sud, même Tan Tan n'est plus que vaguement évoquée au delà de Sidi Ifni.

Seguia al Hamra verdoyante
La route descend doucement dans une dépression puis traverse l'oued Seguia el Hamra sur un long radier. Le spectacle de cette eau boueuse qui s'étale paresseusement entre les tamaris est étonnant. D'où sort-t-elle ? Comment ce désert aride parvient-il à concentrer ce liquide ? Les traces de boue sur les buissons et les puissants murs du radier témoignent de l'importance des inondations qui déferlent de temps à autre.
J'essaie d'imaginer le bonheur des caravaniers qui après une ou deux semaines de sables et de roches arides découvrent ce panorama.

Village avant Smara
Poursuivant notre voyage, une quinzaine de km avant Smara nous traversons un village fantôme. Basses bâtisses de terre battue surmontées d'un entrelac de fils électriques balancé par le vent. A part quelques tôles branlantes sur les bas côtés et l'envolée des habituels sacs plastiques, rien ne bouge.

Smara Peu avant Smara, point de contrôle. Malgré la courtoisie habituelle des gendarmes, nous percevons une certaine méfiance. Remise de notre feuille de route et de nos passeports. L'un des militaires rentre dans le poste et nous entendons des bribes de ce qui semble être une conversation téléphonique. Nous expliquons que notre entrée dans la ville est plutôt symbolique car sans hôtel il nous faut rentrer à Tan-Tan, soit 180 km avant la tombée du jour. Le gendarme nous explique qu'il y a bien un hôtel et nous explique le chemin. Nous reprenons la route pour le centre ville. Nous apercevons au loin des camps et des installations militaires tandis que nous croisons bien des soldats.
Smara est en plein territoire contesté par le Polisario, la région est sous tension maximum et territoire militaire. Nous sommes proches ici du mur des sables, quelques kilomètres à peine, et le danger rôde en plein désert. N'importe quoi peut arriver de l'Algérie proche et surtout de la Mauritanie à moins de 80 km.
Sortir mon appareil photo me paraît hazardeux d'autant plus qu'une voiture de la sûreté nationale avec deux hommes à bord nous ont pris en filature depuis le poste de contrôle. Sous la surveillance discrète de nos ombres je me contenterai pour trophée de Smara, de la seule photo de l'hôtel indiqué par les gendarmes, .
Deux minutes après avoir mis pied à terre dans l'ancienne Cité Interdite des Sable, nous faisons route vers Tan Tan vaguement soulagés.

Seguia al Hamra alors que le soleil descend
Avant de reprendre le chemin aride de Tan Tan, alors que le soleil descend nous faisons quelques clichés de la Seguia al Hamra, étrange mariage de l'eau et du sable.

 

Page suivante, à partir de Tan Tan, la région de Msied et El Ouatia.

 

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