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La quête du désert

Page 10b mise à jour le 4 janvier 2016

Guy DENOEL

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Les Poissons du Sahara - page 10b

 

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La région élargie de Foum el Hisn :

(Igiouaz, l'oued Tamanart, Aït Ouabilli, la route d'Assa)

revus à la lumière de nos recherches 2014 et 2015
Cliquer sur les photos pour les agrandir
(et sur les liens bleus qui vous conduiront à d'autres photos)

Au Sud d'Igiouaz

( Dans cette page nous verrons la région élargie d'Icht. Nous avons porté le rayon de 10 kilomètres des découvertes précédentes de la région à un rayon d'une quarantaine de kilomètres ).

Piste près Igiouaz En ce mois de novembre 2015, nous avons décidé d'explorer les vallées de la rive droite de l'oued Tamanart au Sud d'Igiouaz. Quelques kilomètres après Icht, nous avons abandonné la voiture en bord de route et nous suivons une piste en nous dirigeant vers l'Ouest.
Nous traversons la caillasse de l'oued Tamanart où les monstrueux galets roulés en disent long sur la violence des flots quand l'orage se déchaine.
Nous visons une première éminence rocheuse Le gros cairn au pied n'est pas une tombe mais protège un puits alimenté par des ravines dirigées depuis la pente voisine.

Plantation Depuis l'émincence rocheuse nous apercevons l'amorce d'une plantation de palmiers dattiers. Plus rien à voir avec les palmeraies actuelles. Ici, de grands panneaux solaires alimentent en électricité une pompe aspirant l'eau dans un puits. Elle est ensuite refoulée vers un réservoir au sommet d'une butte qui lui-même alimente une série de tuyaux aboutissant au pied de chaque arbre en dispensant l'eau nécessaire aux racines par un dispositif de goutte à goutte. Système très ingénieux particulièrement adapté à ces environnements arides empêchant le gaspillage du précieux liquide.
Entre les rangées de palmiers, maïs, luzerne, choux et autres plantes potagères ont été semés contribuant ainsi à briser l'évaporation par capillarité du sol, maintenant une atmosphère humide et fraîche entre les rangs en produisant des ressources alimentaires locales. Exemple parfait d'un savant cocktail de mordernité et de tradition.
Au pied et sur le flanc N.W. de notre éminence rocheuse nous découvrons les gravures exposées dans le tableau ci-dessous.

Mouflons ? Ane ? Malika
Silhouettes humaines 2 animaux à cornes Animal bâté

Cercles de pierres Pas de gravures sur le sommet de la butte, nous y voyons par contre une borne en béton moderne (Probablement un repère géométrique) et surtout plusieurs grands cercles de pierres, formés d'énormes rochers ainsi que d'étranges sentiers balisés de rocs semblant mener à un observatoire rudimentaire naturel surplombant le flanc N.W. de la butte.
Vers le Sud, par delà l'oued Tamanart qui longe un côté de l'émincence rocheuse, on aperçoit l'immense muraille du djebel Bani barrant l'horizon, à peine trouvée par la cluse d'Icht.

Vallée de la Mort Nous quittons notre petite colline et contournant la plantation, marchant dans la plaine labourée en attente de prochaines pluies, nous nous dirigeons vers les montagnes à l'ouest, pour aboutir dans une vallée située entre le djebel Irhir Louchar et le djebel Ousguert.
L'aspect est sinistre, les rochers noirs et les nombreux tumulus et tombeaux jonchant la plaine n'incitent pas à la gaieté. Un chien errant aboie menaçant, d'autres répondent au loin. J'avance une grosse pierre dans chaque main. Solange et moi surnommerons ce lieu "vallée de la mort".

Nomades Une tente de nomade apparaît près d'un bouquet d'arganiers. Du linge sèche sur un buisson d'épineux morts. C'est de là que provient le concert des chiens mais personne en vue, sans doute les propriétaires promènent-ils leur troupeau de chèvres plus loin.

Col Au bout de la vallée, là où elle part à l'assaut de la montagne, d'autres tombeaux et surtout des traces de prospections minières. A l'aspect du terrain, il me semble que le magma terrestre sinon l'un ou l'autre dyke à très haute température se sont approchés très près des roches de surface. Je ne peux identifier les minéraux mais on aperçoit très bien les tranchées qui ont plus ou moins récemment suivi un étroit filon. Quoi ?
Nous redoutons d'affronter les chiens si nous revenons sur nos pas et nous décidons de passer un col qui nous ramènera à la voiture par une vallée parrallèle.
Dans le tableau ci-dessous vous trouverez quelques exemples des monuments découverts en chemin.

 

Tumulus chaulé Tumulus en cercles ou jointifs Cimetière islamique

 

Anes sauvages
 
 
Ce jour là, sur le chemin du retour, nous ferons une fois de plus la rencontre d'ânes sauvages.

 

Oued Tamanart sur la piste de Tafraout

Radier endommagéEn ce mois d'octobre 2015 nous avons décidé de ré-explorer l'oued Tamanart au début de la piste menant à Tafraout. Nous avons déjà visité ce lieu et nous avions conclus hâtivement (Voir ici) que la réputation des lieux en ce qui concerne l'art rupestre était usurpée.
Nous marquons d'abord un temps d'arrêt sur le radier traversant l'oued pour observer les dégâts causés par les crues de l'an passé. Une importante partie du béton a été arrachée par l'eau boueuse et les trous sur le trajet des vehicules ont comme d'habitude été signalés par des rochers disposés à même la chaussée.

Village préhistorique 2013
Nous en profitons pour jeter un oeil vers le village préhistorique accroché au flanc de montagne. Il nous reste toujours aussi énigmatique aussi ne nous attarderons-nous pas et prendrons la direction des gorges où démarre la piste de Tafraout.

Piste de Tafraout Après avoir suivi la piste quelques centaines de mètre dans les gorges de l'oued Tamanart, nous arrivons à l'entrée de la vallée secondaire où nous avions déniché en 2013 le grand cercle de pierres (Voir ici). A l'époque, malgré les traces évidentes d'habitat pré-islamique, nous avions soigneusement inspecté les parois verticales et découvrant une imitation grossière d'art pariétal nous avions négligé d'explorer les éboulis de la montagne.

Premieres gravures
Nous avons bien mieux été inspirés cette fois car il ne faut que quelques minutes pour que Solange découvre les premières gravures, deux pas, sur la surface horizontale d'un bloc rocheux.

Pas
 
Les deux traces de chaussure mesurent environ 20 centimètres de longueur et toutes les deux proviennent d'un pied droit.

Coordonnées Gps
Nous notons soigneusement la position géographique précise de chacune de nos découvertes au moyen d'un Gps portable. C'est assez fastidieux mais c'est la condition impérative pour pouvoir retrouver l'endroit à quelques mètres près afin d'y revenir plus tard ou encore pour le communiquer à l'un ou l'autre chercheur.
Vous trouverez dans le tableau ci-dessous quelques exemples des gravures découvertes sur la rive droite de cet oued secondaire.

 

Rive droite canyon secondaire Signes énigmatiques Bovidé
Deux animaux Silhouettes énigmatiques Bovidé

Abri sous roche
En rédigeant le présent article je redécouvre dans les photos que nous avions prises en 2013 en les négligeant par la suite, les abris sous roche qui sont creusés sous la berge où nous venons de découvrir les gravures.
La constation de cet oubli augure de nombreuses recherches dans le futur afin de visionner la totalité des milliers de photographies prises et de collationner leurs informations.
Le temps imparti sur place ne laisse guère de latitude pour s'imprégner des découvertes et encore moins d'en déduire des informations.

Rive droite du canyon
La rive droite du canyon est particulièrement rébarbative. Le chaos d'éboulis n'est guère propice au séjour de population. Notre seule approche lors de notre passage en 2013 nous avait dissuadé de l'explorer plus avant.
Pourtant, en observant un peu plus soigneusement cette apparence de pyramide nous distinguons de minuscules ombres qui pourraient indiquer des excavations.

Abris sous roche dans les éboulis
 
En nous approchons cela se précise et bientôt nous distinguons nettement des abris sous roches protégés par des murs de pierre.

Gravure surmontant un des abris sous roche
 
Plus près, une vision qui nous ravit : Un des abris sous roche est surmonté d'une roche surplombant le vide comme l'extémité d'une poutre et cette extrémité est ornée d'une fort belle gravure de bovidé.
Un certain nombre de gravures décorent le dessus des terrasses où sont regroupés les abris sous roche. Vous pourrez prendre connaissance des principales dans le tableau ci-dessous.

 

Bovidé surmontant l'abri Spirales et scènes de chasse Détail des scènes de chasse
Bovidé et autruche Silhouettes humaines? Chasseur à l'arc
Autruches et bovidés Chêvre bâtée Terrasse de l'abri sous roche

 

Tizgui près de Aït Ouabilli

Tizgui Sur des vues aériennes j'avais repéré des structures dans le désert au Sud de Aït Ouabilli. Problème, les lieux sont fort éloignés de la route. Philippe de l'auberge Borj Biramane, nous confirme l'existence des structures ainsi que de gravures à proximité. Une piste praticable passe à proximité et il nous donne les coordonnées Gps. Notre Gps nous amène au point de départ de la piste. Problème: elle débute au coeur même du hameau de Tizgui et nous hésitons à engouffrer la Toyota dans les ruelles en terre battue qui disparaissent dans un dédale de gourbis. Pour ne rien arranger, nous avons été repérés par quatre garçonnets qui s'efforcent de nous intercepter. Après quelques aller-retour rapides sur la grand route pour dissumuler nos intentions, nous plongeons dans le labyrinthe en espérant ne pas coincer dans une étroiture ou un cul de sac et surtout ne pas devoir nous arrêter faute de subir l'assaut des enfants.

Festin Bien sûr comme d'habitude aucune signalisation mais notre instinct (et surtout la chance) a bien fonctionné et nous avons traversé sans coup férir. Après quelques saluts de la main à des habitants étonnés nous aboutissons en plein désert. La piste est bien carrossable pour un véhicule tous terrains, mais pour les roues de l'Auris il vaut mieux être prudent. Tantôt dans le sable et ses ornières, tantôt dans le reg et ses ondulations, nous parcourons 5 kilomètres au pas d'homme, guidé par le Gps qui faute de nous indiquer la voie à choisir parmi les multiples traces de pneus, nous donne la direction générale. D'évidence, la voiture qui nous précédait n'avait pas opté pour notre prudence car une protubérance rocheuse du sable de la piste montrait une tâche d'huile qui se poursuivait sur 300 mètres en une belle traînée avant de s'interrompre sur une grande tache sombre. Le caillou semblait avoir remporté la victoire sur le carter du moteur.

Compas de pierres
 
Des nuages commencent à envahir le ciel et s'il venait à pleuvoir la piste pourrait se transformer en marécage. Nous abandonnons la voiture ici. Pas très loin, sur une pente de la barre rocheuse, nous observons un compas de pierres. Deux branches de 40 mètres ouvertes à 36 degrés, s'ouvrent vers le Sud-Est (130 degrés), la rotule elle est formée d'un bas tumulus.

Poursuivons à pied
 
Nous poursuivons à pied vers le Sud, heureusement mis à part quelques barres rocheuses, le terrain est plat et facile.

Colline aux gravures
 
La colline aux gravure est une longue barre rocheuse s'étendant SW-NE elle est brisée par la traversée d'un oued. Les nombreuses gravures sont présentes sur la crête ainsi que sur le flanc sud-est uniquement.
Vous trouverez un exposé des principales gravures dans le tableau ci-dessous.

 

Gazelles Cavalier Drôle de bestiole Autre étrange bestiole
3 quadrupèdes 2 animaux à cornes et ? 2 jolies antilopas
Groupe d'animaux à cornes Encore un groupe d'animaux à cornes 2 girafes
Autruche picorant Tracé énigmatique Animal à barbe
Gourbi Eléphants Antilope et éléphants

 

3 barres rocheuses à franchir Les gravures s'arrêtent aux alentours du gourbi de pierre sèche et nous prenons la direction des monuments lithiques que nous avions repérés sur les vues aériennes et que Philippe nous avait confirmés.
Le trajet est nettement plus difficile, le Gps évidemment ne montre pas l'état du terrain mais bien une direction que nous peinons à suivre: traversées de sable, oueds caillouteux, falaises crayeuses et barres rocheuses infranchissables se succèdent et nous obligent à bien des détours.

Ailes de mouche 91
 
La vue au franchissement de la dernière barre rocheuse nous est un véritable bonheur. Sous nos yeux s'étale une splendide "ailes de mouche" (aussi appelée "trou de serrure" ou monument à couloir par les rares chercheurs s'y étant intéressés) Voir ici (la photo satellite ) de ce monument lithique en "ailes de mouche".

Vue rapprochée du monument Ce monument lithique ci est formé de 2 ovales de pierres séparés par un long couloir (ici de 60 mètres de long). Nous sommes au pied du tumulus. Les rocs qui le forment sont de couleur claire, presque blanche. Sans doute les roches formées de limons locaux crayeux durcis. Ces roches se sont désagrégées et les débris jonchent le sol à l'emplacement du tumulus. Tout ou partie des ailes circonscrites par de gros cailloux blancs étaient pavées de pierres sombres. Le couloir part du tumulus et pointe vers le SE (120 degrés).

Ailes de mouche 40 m A quelques centaines de mètres nous trouvons un autre monument à ailes de mouche. A part ses 40 mètres de long, il est fort similaire au précédent, même direction (120 degrés), même tumulus mais ici, les rochers qui le dessinent sont d'autres types de roches plus sombres. L'intérieur est également pavé. Voir ici la (photo satellite) de cet "ailes de mouche".

Ailes de mouche de 170 mètres
Mais ces monuments ne sont rien par rapport à ce troisième monument lithique en ailes de mouche. Son couloir atteint les 170 mètres. Démarrant d'un premier tumulus à l'extémité NW, il englobe un second tumulus à mi parcours pour pointer également vers le point géographique de 120 degrés. Monument lithique de 170 m cliquer sur (photo satellite ici). Dans la photo de ce lien vous pourrez voir l'ensemble des 4 monuments décrits dans ces paragraphes, soit le chapeau de gendarme et les trois "ailes de mouche".

Couloir ailes de mouche 170m Vus du sol, ces ensembles monumentaux sont très difficiles à photographier. Seul un oeil excercé pourra les déceler sur le terrain. Dans la plupart des régions, les indigènes, même les guides, ne les connaissent absolument pas. L'un d'eux à Foum Zguid que j'avais conduit sur un de ces monuments (traversé par une route !) après lui avoir montré la photo aérienne m'avoua traverser ce monument deux fois par jour en allant au boulot sans jamais l'avoir remarqué.
Pour tenter de montrer les dimensions imposantes sur cette photo Solange s'est placée à une extrémité du couloir pour moi la photographier de l'autre.

Chapeau de gendarme Pour terminer l'exploration du lieu, voici à droite un "chapeau de gendarme"(aussi appelé par les rares connaisseurs, antenne à chapeau, ). Ce type de monument lithique évoque la un de ces chapeaux en coupe (photo satellite ici). Les deux extrémités du chapeau, (80 mètres d'envergure ici) se recourbent comme s'ils s'ouvraient à une direction astronomique en l'occurence ici le soleil levant (ici 90 degrés soit plein Est)
L'intérieur du "chapeau" est pavé, ici de pierres sombres par rapport à son environnement tandis que le bas entre les antennes est ici munie d'un "enclos" dessiné en gros rochers et parfois d'un tumulus soit au niveau de l'enclos soir au sommet du chapeau.

L'orage approche
Des directions privilégiées ici par chapeau de gendarme et "ailes de mouche" nous pouvons déjà en déduire qu'il ne s'agissait pas des mêmes peuples, sinon du même objectif. En effet, tandis que les unes pointaient toutes vers 120 degrés, le chapeau de gendarme pointait lui vers 90 degrés.
Mais les nuages deviennent de plus en plus menaçants et il nous faut partir d'ici dans les plus brefs délais avant qu'un orage éclate.

 

Sur la route d'Assa

Djebel Touna Ouyis En 2012 sur la route vers Assa, à 30 km de cette petite ville saharienne, nous avions fait halte quelques minutes près d'une cluse perçant la muraille du djebel Touna Ouyis et reliant ainsi le bassin de l'oued Touna Ouyis au bassin du Draa. Nous y avions découvert une multitude de bifaces jonchant le sol ainsi qu'un poteau indicateur datant probablement de l'occupation française signalant un site de gravures rupestres. Le peu de temps qui nous était imparti ne nous avait pas permis de les découvrir.
C'est ainsi qu'en ce mois de novembre 2014 nous avons entrepris une exploration des lieux.

Tumulus associés à cercles Le poteau indicateur avait disparu mais les bifaces jonchaient toujours le sol un peu partout.
Le bassin de l'oued Touna Ouyis est sillonnés de petit oueds bordés d'un nombre important d'acacias. Entre les oueds nous trouvons un grand nombre de cercles de quelques mètres à une dizaine de mètres de diamètre. La circonférence y est dessinée au moyen de blocs de rocher et l'intérieur généralement dégagé de tous cailloux. Un tumulus marque souvent un côté du cercle, tantôt inclus dans la circonférence, tantôt à quelques mètres en retrait. Parfois des cercles jointifs composent une sorte de trèfle. Bifaces sont modérément présents sans trace de silex taillés.

Nécropole Dans le défilé de la cluse, nombreux petits tumulus effondrés et également nombreux tas de rochers linéaires de la taille d'un corps. D'évidence il s'agit de tombes. Les bifaces sont très nombreux et on trouve également quelques outils en silex. Nous nous trouvons ici dans une nécropole.
Nous explorons en vain le fond de la cluse ainsi que les deux collines qui la bordent. Nous découvrons des spiriféridés, des roches parsemées de traces de reptation d'un plancher marin disparu depuis des millions d'années. Nous y retrouvons les caractéristiques du dévonien et du carbonifère mais aucune trace d'artefact.

Traces de pneus
C'est alors que de la crête de la montagne, notre attention est attirée par un ressaut du djebel Touna Ouyis strié de traces de pneus. Etrangement nombre de ces traces montent droit sur le flanc de la colline et s'arrêtent soudainement ce qui signifie que l'engin est reparti en marche arrière sur ses propres traces. Il y a bien des fêlés du tout terrain qui font du "sable" par ici mais généralement ils passent ou restent dans un ravin. Nous nous y dirigeons.

Antilope semi effacéeDes marques de très gros pneus strient le sol. Ci et là, on aperçoit de nombreuses excavations peu profondes tandis que de nombreuses roches ont été pelées et les résidus abandonnés sur place. Les tumulus ont été éventrés. Mes appréhensions étaient fondées, des pilleurs sont passés par là. Pour appuyer mes dires, nous découvrons trois roches gravées, deux avec quelques signes, une avec une antilope presque totalement effacée. Aucune n'a de valeur artistique et encore moins vénale.
En cette fin d'après-midi, nous quittons le djebel Touna Ouyis le coeur triste.

 

Fin de la page 10b, pour lire la suite du récit cliquez sur la flèche à droite ci-dessous.

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