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La quête du désert

Page 2 mise à jour 31 décembre 2015

Guy DENOEL

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Le voyage

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Première disgression dans le courant du récit ! Amis lecteurs je vous avais prévenu du style erratique de cette histoire, synthèse de plusieurs séjours dans ces déserts, je la rédige au fur et à mesure de ma fantaisie mais aussi et surtout des questions posées par les privilégiés ayant accès aux premières pages de ce site. Ici en l'occurence comment accéder aux contrées dont je vous parle. Si cela ne vous intéresse pas, n'hésitez pas à passer directement à la page 3 et aux suivantes en cliquant sur les flèches.

Deux possibilités pour rejoindre les déserts du Moyen, Haut ou Anti Atlas ainsi que les hamadas de l'ancien Rio del Oro, le Sahara occidental :

Plaisirs de Marrakech 1) L'avion et la location de voiture. La seule solution réellement envisageable pour qui ne dispose pas au minimum de trois semaines de liberté. En effet, le trajet par la route, de la Belgique jusqu'à Midelt dans l'Atlas, vous prendra 6 jours, 5 peut-être si vous ne craignez pas de prendre des risques au volant, si vous avez de la chance et si la fatigue à l'arrivée ne vous rebute pas.
Pour rejoindre rapidement le haut et le moyen Atlas, privilégiez l'aéroport de Marrakech... Si c'est bien une des villes les plus célèbres du Maroc, son atmosphère touristique à visée internationale poussée à l'extrême ne m'incite toutefois pas à y débuter un périple de découverte du vrai Maroc. Je vous avoue que les plaisirs de la place Jemaa el-Fna ne m'inspirent pas un sentiment immodéré de bonheur comme vous pouvez le deviner sur cette photo.

Dorade grillée et ragoût de langouste Mon aéroport préféré serait plutôt Agadir. Bien qu'il s'agisse là d'une grande ville avec des atouts touristiques non négligeables tels que les superbes plages ouvertes sur l'océan, Agadir me parait beaucoup moins artificielle que Marrakech; le comportement des touristes n'a pas encore trop entamé l'authenticité de la population et surtout, si le couscous se trouve bien au menu des restos touristiques vous y ferez une orgie de poissons et de fruits de mer. Pour quelques euros sur le port ou au Souk, vous pourrez vous bâfrer de sardines grillées, fritures de solettes, bars, congres, courbines, pagres, rougets, crevettes, langoustes, vives, calmars (Vérifiez préalablement le prix exact de votre commande). Dans de plus chics établissements, régalez vous pour une quinzaine d'euros d'une monstrueuse sole meunière de 800 gr ou d'un énorme plat de langoustes grillées accompagnées d'un gris de Boulaouane bien frais ! Vous m'en direz des nouvelles.

Un petit bout de la plage d'Agadir Après avoir goûté les joies de la plage d'Agadir (facultatif) vous rejoindrez le Haut et le Moyen Atlas par la superbe route de Taliouine via Taroudant ou encore l'Anti Atlas, Tafraout et Guelmim aux portes du Sahara d'Antoine de Saint Exupéry par la route de Tiznit. Tant à Marrakech qu'à Agadir, privilégiez la location de voiture par internet chez une société connue. Personnellement Autoescape.com et Europcar.fr m'ont donné toute satisfaction à plusieurs reprises. Ne lésinez pas sur la voiture et surtout évitez les petites cylindrées; non qu'elles soient insuffisantes mais généralement elles ont été utilisées à d'innombrables reprises par des touristes d'un jour vu le faible prix de location et leur état pourrait être délicat en vue d'affronter les longues distances sans stations services. D'autre part, les 4x4 affreusement coûteux sont totalement inutiles et sont uniquement destinés aux frimeurs des terrasses de café ou des crédules. N'oubliez jamais que ni 4x4 ni voitures ne sont équipés de pneus pour affronter les pistes caillouteuses et l'assurance refusera d'intervenir en cas de pépin très probable. Une voiture moyenne vous coûtera environ 40 euros par jour avec les assurances souhaitables.

Port et ville d'Algeciras vus du ferry 2) Rejoindre l'Atlas par la route depuis Liège : 2300 kilomètres jusqu'au port d'Algeciras en Espagne ! Mappy vous annoncera sans rire 23h55. Ouais, si vous êtes plusieurs conducteurs à vous relayer sans le moindre arrêt et si à l'arrivée courbatures et état de fatigue extrême ne vous impressionne pas sans compter les impondérables ! Pour les motards, n'en parlons pas. Moi je vous annonce 4 jours de route et 3 nuits/étape avant de prendre le ferry avec le sourire. La traversée de la France est un bonheur (Périph de Paris à part). Amis français les radars routiers que vous maudissez tant ont transformé vos autoroutes en hâvres de paix. Par contre, sitôt la frontière ibérique passée, le cauchemar recommence. Les conducteurs espagnols sont aussi tarés que les belges et un véhicule devant soi y devient un adversaire à éliminer. Les camions n'hésitent pas les manoeuvres les plus dangereuses. Au printemps 2013 l'un d'eux nous a raccourci la Toyota de 50cm alors que nous marquions l'arrêt à un signal stop. Heureusement l'autoroute St Sebastian - Burgos - Valladolid - Salamanque - Séville - Algeciras est superbe à condition de garder l'oeil dans le rétroviseur. Par contre, ses parkings ont une vilaine réputation de banditisme. Veillez à ne pas y séjourner trop la nuit.

Traversée Algeciras - port de Tanger Med La ville d'Algeciras n'est pas très aisée pour découvrir son chemin, même avec le GPS qui d'ailleurs à partir d'ici ne sera plus guère utilisable. Il est préférable de réserver un hotel à Algeciras préalablement et surtout de vous assurer d'une possibilité de parking. Hors saison touristique il est absolument inutile de réserver d'avance votre traversée, cela risquerait d'ailleurs de vous coûter bien plus cher. Evitez également les agences de voyages et autres vendeurs à la sauvette en ville et aux alentours du port. Présentez-vous directement à la gare maritime du port où vous stationnerez quelques minutes pendant que vous choisirez votre destination, compagnie et heure de traversée avec le billet. Personnellement j'opte pour le nouveau port de Tanger Med. Le coût d'une traversée d'une voiture et 2 personnes en octobre 2013 était de 115 euros. Prix variables selon heure, jour, saison. Inutile non plus de prendre l'allez-retour, vous serez alors liés aux horaires de la compagnie de départ sans grand gain financier. Sur le bateau n'oubliez pas de remplir la fiche de police et de la présenter à l'officier marocain qui ne manquera pas de vous encoder sur son ordinateur.
IMPORTANT : Avant de partir, vous n'aurez pas oublié de vous rendre sur le site marocain des douanes pour y déclarer et télécharger le document d'importation de votre moto ou voiture valable 6 mois. Cela vous fera gagner un temps fou à l'arrivée sur le territoire ou même éviter de vous faire refouler.
IMPORTANT BIS : Celui qui entre avec un véhicule au Maroc en ressort avec ce même véhicule, entier, accidenté ou en panne ! A bon entendeur...

Arrivée au port de Tanger Med Si vous avez bien suivi mes conseils, 3 heures après avoir sauté du lit, pris un petit déj espagnol tout sauf inoubliable, pesté pour trouver la gare maritime à travers Algeciras, maudit les multiples ronds-points et détours balisés ou non du port, acheté vos billets au guichet qui vous semblait louche et rempli les documents pendant la traversée, vous serez presque arrivés sur le rivage africain. Papier préimprimé de la douane dont je vous ai parlé plus haut bien mis en évidence sur le tableau de bord, vous êtes prêts à dépasser la longue file de voitures surchargées de bagages et autres vélos sur toits et habitacles avec des conducteurs gesticulant devant des douaniers impassibles. Comme vous êtes des gens responsables respectueux des lois du pays visité et que vous avez pris soin des documents exigés, c'est avec un sourire et un mot de bienvenue que douaniers et policiers du port vous laisseront passer sans problèmes. Un bon conseil, ici comme ailleurs, un sourire accompagné d'un bonjour et le cas échéant d'un merci en arabe si possible (mais pas nécessaire, le Maroc est très francophile) vous ouvriront bien des barrières.

Fnideq sur la route de Tetouan Après avoir pris la direction de Tetouan à la sortie du port nous voici à la station balnéaire de Fnideq. Durant vos premiers tours de roue parmi les escarpements du Rif, vous avez sans doute aperçu l'un ou l'autre barrage de police et peut-être des individus qui surgissant d'un buisson agitaient le pouce. Vous ne les avez pas chargés et vous avez bien fait car la ville ultra moderne que vous avez longée de l'autre côté d'une haute clôture grillagée est l'enclave espagnole de Ceuta. Soyez très prudents dans le Rif vis à vis des auto-stoppeurs, non seulement les illégaux rêvant de gagner l'Eldorado européen (ou imaginé comme tel) sont légion par ici mais également les traficants de kif très réputé dans ces montagnes. Ils essayeront de vous en fourguer le cas échéant. N'oubliez jamais qu'ici la règle est 1 gr = 1 an ! Les contrôles sont systématiques et les séjours, généralement accomplis sans remise de peine sont loin d'être paradisiaques. Ne laissez pas vos véhicules dans des endroits non surveillés par un gardien. Il y en a partout et quelques dizaines de cents vous mettrons à l'épreuve de toute expérience désastreuse telle qu'un petit paquet que vous transporteriez gratuitement installé en toute discrétion sous le bas de caisse de votre voiture.

La circulation et les périls de la route

Moto-Camion Sur notre chemin du port vers Chefchaouen, première étape que je vous propose pour vous reposer du stress de la traversée et de la découverte de ce nouveau pays, nous traverserons d'abord la ville de Tetouan. C'est maintenant que je vous propose une séance d'information sur la circulation au royaume chérifien. Contrairement aux mauvaises langues, non, elle n'est pas plus dangereuse qu'en Europe et j'affirmerai même que je m'y sens bien plus en sûreté que sur n'importe quelle route de Belgique. Toutefois, mieux vaut connaitre quelques règles et coutumes.

Véhicules divers et chargements hétéroclites Tout d'abord, les piétons et les vélos. Les traversées de villes et villages, vitesse max 60 ou 30 km/h, sont particulièrement dangereuses au vu des piétons qui se déplacent de façon tout à fait aléatoire vis à vis des automobilistes. Piétons et automobilistes semblent participer de mondes différents et invisibles l'un à l'autre. Si vous apercevez 3 petits enfants attendant de traverser sur le chemin de l'école, oubliez le réflexe occidental de monter sur vos freins pour leur permettre de passer... Sinon le bahut qui vous suit n'ayant lui constaté aucune raison de s'arrêter vous ratatine le pare-choc (Vécu). Avant la pédale de frein, le rétroviseur d'abord: ok ? La cohabitation est difficile entre ce qui marche et ce qui roule. Les sueurs froides s'amplifient aux nombreuses entrées et sorties d'écoles quand des foules d'adolescents et de jeunes adultes prennent totalement possession de la route sur plusieurs kilomètres. Il faut alors à faible allure slalomer entre marcheurs et cyclistes.

Charettes tirées par des animaux La situation est encore aggravée par un grand nombre de véhicules lents que vous pouvez découvrir sur les photos ci-contre, allant des charettes attelées, camions poussifs surchargés, motos à deux ou trois passagers plus conducteur, ânes montés etc... Etrangement, l'entente est bien meilleure entre tout ce qui roule, le plus imposant ayant généralement la priorité bien qu'il soit très rare que l'on vous mette en danger volontairement et la courtoisie règne. En fait, les conducteurs de poids lourds sont mêmes très amicaux et n'hésitent pas à vous faire signe de les doubler le moment venu et même de s'arrêter pour s'assurer que tout va bien. Dans les déserts plus particulièrement quand vous stationnez sur le bas côté de la route pour batifoler dans le paysage, n'oubliez pas de faire un grand bonjour du bras sans équivoque, cela évitera au camion de s'arrêter pour prendre de vos nouvelles. Réagir de même façon au coup de klaxon, rien d'agressif, juste s'assurer que tout est ok.

Camions surchargés Les grands taxis reliant les villes, généralement d'anciennes berlines Mercédès blanches importées d'Allemagne, sont par contre bien plus inquiétants. Roulant à tombeau ouvert avec 5,6 ou 7 passagers, voire plus, ils occuperont toute la largeur de l'étroite route vous obligeant au dernier moment à mettre deux roues sur le bas côté. N'hésitez pas à le faire d'office, et même de vous y arrêter dès que vous en apercevrez (Conseil valable pour tous autres véhicules). Les cailloux volant de part et d'autre quand deux véhicules se croisent à grande vitesse en partageant l'accotement atterriront sans coup férir sur votre pare-brise et s'il n'est pas brisé, vous dissuaderont de répéter l'expérience. Bof, après tout, nous, nous sommes en vacances !

Traversée d'étranges bestioles L'autre source de problèmes que vous rencontrerez à coup sûr sur les routes à touristes, Rissani, Marrakech, Zagora, Ouerzazate, sont les 4x4 de location pilotés par de post adolescents tardifs speedés, casquette et épaisses lunettes de soleil fonçant tels des dieux de la Formule 1 vers la dune ou la palmeraie où ils pourront immortaliser leur exploit de pilote du désert par une photo en compagnie d'une jolie fille tout aussi inconsciente. L'aventure se termine de temps à autre sur la plate-forme d'un camion de dépannage que l'on croise tandis qu'il ramène la carcasse de l'épave. Sur ces mêmes trajets, redoutez les petits autocars de transport touristique animés de la même rage de vaincre le temps par la vitesse à les croire résolus à concrétiser la célèbre équation E = MC2. Les quelques heures consacrées à chaque visite, y compris la nuit pour le fameux bivouac au pied de la dune en tente berbère grand luxe, sont comptées au vu des quelques jours en mid-week à Marrakech. Un chauffeur d'autocar rigolait en me racontant ces exploits de touristes japonais qui en 7 jours quittaient Tokyo, atterissaient à Casablanca et utilisaient la moindre minute de leur bref séjour pour se gaver de la découverte de tout le pays avant de regagner le Japon en toute urgence: caméra inexorablement vissée à l'oeil.

Signal routier STOP La paire de babouches que vous voyez dessinée sur cet octogone n'est pas un signe de quiétude pour fêter votre arrivée. C'est un signal routier STOP et généralement, il y a un policier un peu plus loin à l'ombre d'un acacia attendant de vous décerner un diplôme immédiat à 70 euros; salé pour les autochtones quand le revenu mensuel d'un travailleur moyen plafonne à 250 euros ! Pour votre budget vacances aussi d'ailleurs et votre condition de touriste visiteur ne vous sera d'aucune utilité. Idem pour les limitations de vitesse qui outre l'amende immédiate (vraiment immédiate, pas par le facteur) vous exposent à la saisie tout aussi immédiate du permis de conduire. Avis de tempête assuré pour les candidats au Grand Prix du Désert sur route. Les radars bourgeonnent en tous points, même les plus inattendus, loin de toute habitation. Jack-pot garanti aux trompe-la-mort : en automne dernier, entre Chefchaouen et Meknes, sur 150 kilomètres de route campagnarde nous avons compté 5 séances de prises de vue cinématiques, sans oublier les autres contrôles où après avoir marqué l'arrêt vous repartirez généralement avec les voeux de bonnes vacances des gendarmes. (Si vous ne vous êtes pas conduit en guignol du volant toutefois.)
Commentaire personnel: c'est rien moins que sympa pour les locaux de voir dans leurs paisibles villages débouler voitures et motos françaises, belges, espagnoles s'essayant à un ultime Paris-Dakar. SVP, amendes mises à part, songez à l'opinion que vous forgez aux natifs sur le dos des autres Européens.

Autres formes de signalisation routière courante Les routes de l'Atlas sont superbes pour caracoler et ne vous en privez pas en gardant la pédale douce et l'oeil vigilant. Routes très bien asphaltées mais volontiers étroites, accotements inexistants ou en forte saillie. Attention aux dos-d'âne inattendus spécialement aux abords d'un oued où vous redoublerez d'attention si des orages ont éclaté sur des sommets mêmes lointains. L'inondation sera brusque et soudaine et dans un courant d'eau, de boue et de galets vous avez peu de chance d'apprécier à leur juste valeur vos performances en matière de survie. De vastes portions d'une route fort confortable jusque là, peuvent soudain se révéler criblées de nids-de-vache et mettre un terme définitif à l'heureuse existence de vos pneus et amortisseurs quand elles sont abordées en dilettantes. Gaffe aussi aux étroits défilés montagneux: pierres et rochers ont une fichue tendance à respecter les lois de la gravité et à débouler sans crier gare. Souvent le danger est balisé, mais pas toujours comme on pourrait s'y attendre (comme vous le voyez sur la photo avec des rochers bien alignés). Alors on regarde bien la route et on conduit relax pour profiter longtemps de ses vacances.

Ensablement de la route Comme dit précédemment, si un camion poussif grimpe péniblement devant vous, soyez patients et n'écrasez pas le klaxon. A la première possibilité le chauffeur vous fera signe que la voie est libre et le charretier poussera son âne sur le bas-côté. Le civisme est encore une évidence dans ces régions contrairement à notre douce Wallonie.
Quand vous aborderez les plateaux désertiques du Grand Sud, (nommés hamadas), les remarques précédentes concernant les dangers de la route en montagne resteront de mise, de façon plus aigüe encore car les longues lignes droites ou doucement ondulées respirent la sécurité et vous inciteront à alourdir le pied sur l'accélérateur. Erreur ! Aborder une traversée de sable de plein fouet équivaudra souvent à tenter de traverser un mur. Idem quand brutalement tandis que vous soutenez confortablement les 120 km/h, la route s'enfoncera soudain dans une discrète et profonde ondulation de lit d'oued pour remonter brusquement vingt mètres plus loin. Sensations de cosmonautes et sueurs froides au menu malgré la chaleur.

Camion semi-remorque renversé sur la route transsaharienne atlantique Il n'y aura pas que vous qui aurez tendance à dodeliner de la tête sur ces longues routes de paysage monotone. La route vers la Mauritanie, 1300 km de sable et de poussière rectiligne, est sillonnée de poids-lourds, notamment les grands semi-remorques transportant fruits, légumes et poissons. La route est étroite et on se frôle au croisement. La situation est encore pire au coucher du soleil et en hiver quand l'astre bas sur l'horizon aveugle les conducteurs roulant vers le Sud. Les accidents sont très fréquents et j'en ai été témoin plus d'une fois. Bref, personnellement je n'apprécie guère cette route et j'arrive toujours à l'étape avec un sentiment de soulagement. Ci-contre sur la photo, un semi-remorque qui a oublié de corriger sa trajectoire en entrant dans ce virage.

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